C’est quoi le zéro déchet ?

A côté des tendances durables comme le bio et le naturel, le mouvement du zéro déchet fait aussi couler beaucoup d’encre. Mais c’est quoi, concrètement, le zéro déchet ? Peut-on vraiment être 100% zéro déchet ? Intéressons-nous à ce sujet qui suscite l’engouement .

Que signifie le zéro déchet ?

 

Emballages, appareils électriques, vieux vêtements, la planète croule sous les déchets en tout genre. Ce qui pose de graves problèmes environnementaux.

Le zéro déchet est une démarche qui consiste à réduire sa production de déchets au maximum pour aider la planète à souffler. Ce nouveau style de vie répond à des sociétés de plus en plus sensibilisées à la cause environnementale et à la surconsommation. Ils souhaitent consommer différemment surtout de façon plus durable.

Le zéro déchet se base sur cinq règles que l’on appelle les 5R :

  1. Refuser : Refuser toutes les choses inutiles qui vont finir à la poubelle.
  2. Réduire : Adopter un mode de vie plus minimaliste en achetant que le strict nécessaire. Achetez moins mais mieux.
  3. Réutiliser : Donner une seconde vie à nos objets en les réparant ou en leur donnant une autre fonction.
  4. Recycler : Si vous ne pouvez pas refuser, réparer ou réutiliser un objet, il faut alors le recycler.
  5. Rendre à la terre : Composter nos déchets organiques pour en faire de l’engrais et l’utiliser pour notre jardin par exemple.

Le mouvement

“Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas.” C’est la devise du style de vie zéro déchet qui compte de plus en plus d’adeptes.

Et c’est Bea Johnson, une française installée aux Etats Unis et passionnée de minimalisme, qui a rendu célèbre ce mode de vie auprès du grand public en 2008. Elle en a même fait un livre “Zero Waste” qui a eu un succès fulgurant. Depuis le mouvement a fait du chemin. Il est adopté de plus en plus par des personnes se recentrer sur l’essentiel tout en luttant contre la pollution environnementale. Comme un retour en arrière en adoptant les réflexes écologiques et minimalistes de nos parents et grands-parents.

Produire zéro déchet est impossible, ne serait-ce que par tous les détritus générés pour la production d’un objet avant qu’il arrive chez nous. Mais c’est un objectif dont on peut se rapprocher.

Chaque geste compte et chacun de nous peut contribuer à la préservation de la planète. Alors parlez du zéro déchet autour de vous (proches, amis collègue) et partagez cet article sur les réseaux sociaux 

5 faits qui montrent que nos parents étaient plus sensibles à l’écologie

Notre époque et celle de nos parents étaient bien différentes, chacune possédant ses atouts et ses inconvénients. En matière d’écologie, nos parents étaient bien meilleurs aussi à Djibouti. Voici 5 faits qui montrent qu’ils étaient plus écolos que nous.

Nos parents, attentifs à l’écologie avant l’heure

Dans une société de consommation toujours en pleine vitesse, on constate aujourd’hui un retour vers un style de vie plus minimaliste. Les contraintes écologiques interrogent les individus sur leurs habitudes et pratiques de consommation. Et si c’était mieux avant ? Et si nos parents et grands-parents djiboutiens étaient meilleurs en matière d’écologie ?

Il faut dire que la vie de nos parents à Djibouti étaient très différentes de celle que nous menons actuellement. Ils avaient une vie plus simple, plus économique et surtout plus respectueuse de l’environnement. Ils pratiquaient, de manière instinctive, la sobriété, le consommer local, le zéro déchet et le faire soi-même.

Après avoir échanger avec ma mère, voici quelques pratiques de vie anciennes mais écolos que vous pourriez peut-être adopter :

  • Utiliser des paniers en osier

Il y’a 50 ans, notre environnement n’était pas envahi par le sac plastique. A la place, nos parents utilisaient des paniers en osier pour faire leurs courses au marché. En provenance du Yémen ou fabriqués à Djibouti selon le modèle, ils coûtaient pas chers.

Très solides, les paniers en osier se conservaient pendant longtemps. Biodégradables, écologiques, ils étaient aussi une alternative aux sacs plastiques qui représentent aujourd’hui un danger pour notre santé et notre environnement.

Coudre ses vêtements, une démarche écologique

A Djibouti, en pratiquant la couture, nos parents étaient déjà bien plus attentifs à l’écologie que nous. Ils participaient en effet, sans forcément le savoir, à la mise en place d’une mode durable avec un impact environnemental moindre.

Je me rappelle que ma mère nous emmenait chez le couturier pour nous confectionner nos habits. Qu’il s’agisse du modèle, de la couleur ou de l’imprimé, on effectuait nos choix en feuilletant des magazines de mode pour enfants. C’étaient des vêtements de qualité qui duraient plus longtemps que ceux du marché.

Aujourd’hui, la production et la surconsommation de vêtements détruisent la planète. Le secteur du textile est le cinquième plus gros émetteur de gaz à effet de serre. On achète trop et trop souvent. La couture est donc le geste écologique adopter pour lutter contre le gaspillage vestimentaire.

Réparer c’est lutter pour l’écologie, nos parents le faisaient déjà!

Nos parents à Djibouti savaient tirer le meilleur de leurs vêtements et de leurs chaussures. Alors que la plupart d’entre nous, jetons aujourd’hui nos affaires au moindre dégât, ils n’hésitaient pas à les réparer chez le couturier ou le cordonnier du coin. Ce qui par ailleurs faisait vivre ses petits métiers d’artisanat qui disparaissent de nos jours à Djibouti.

Pareil pour les appareils électroménagers, comme les réfrigérateurs qui en cas de panne, étaient réparés par des artisans-réparateurs installés près de l’Avenue 13 ou de la place Raimbeau à Djibouti ville. On retrouve encore aujourd’hui quelques locaux mais pas autant que dans le passé.

Un vêtement ou un accessoire que l’on répare, c’est moins de déchets, plus écologique et donc moins d’impact sur l’environnement. Pensez alors à faire réparer vos habits et vos appareils avant de vous en débarrasser.

Mais nos parents avaient-ils conscience de leur penchant pour l’écologie ?

Est-ce que nos parents à Djibouti étaient véritablement dans une démarche écologique ? La réponse est probablement non.

Nos parents étaient convertis à l’écologie sans le savoir. Ils avaient un mode de vie plus modeste et moins gourmand non par choix mais sans doute par nécessité. Contrairement à nous, nos parents djiboutiens avaient moins de moyens et moins de choix de consommation. La conscience écologique actuelle est très différente, avec une jeune génération djiboutienne qui veut se détacher des modèles de consommation et de vie déjà établis. Elle a parfaitement conscience de l’aspect écologique de son combat.

Mais qu’ils en étaient conscients ou non, nos parents faisaient preuve d’un bon sens dans leurs habitudes de consommation. Rien ne nous empêche maintenant de nous en inspirer pour réduire notre empreinte écologique à Djibouti.

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