Sommet sur l’adaptation au climat : un appel à l’action

Élévation du niveau de la mer, conditions météorologiques extrêmes ou pénuries alimentaires, comment répondre aux effets du changement climatique sur les populations ? C’était la question posée lors du Sommet sur l’adaptation au climat qui a eu lieu la semaine dernière aux Pays-Bas.

Vers un renforcement de l’adaptation

Le premier sommet international sur l’adaptation au climat s’est tenu le 25-26 Janvier 2021, aux Pays-Bas. Organisé virtuellement en raison de la pandémie du Covid19, ce sommet a réuni plusieurs dirigeants et leaders à travers le monde. Il y’avait entre autres le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, le président du Gabon Ali Bongo Odimba, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron ou le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres.

Cette année 2021 aura plusieurs tournants au cours desquels les dirigeants et les peuples du monde montreront vraiment leur solide engagement. Nous n’avons pas fait grand-chose en matière d’adaptation jusqu’à présent.

A déclaré l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, la semaine dernière aux journalistes.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres et son prédécesseur Ban Ki Moon lors du Sommet pour l’adaptation au climat

Et c’est bien pour renforcer les mesures d’adaptation nécessaires pour rendre la planète plus résiliente aux conséquences du changement climatique que ce sommet a eu lieu.

Contrairement aux mesures d’atténuation des effets du changements climatiques qui visent à réduire les gaz à effet de serre, les programmes d’adaptation veulent limiter les impacts du changement climatique déjà présents. Surtout dans les pays du Sud qui font face à des défis majeurs liés au climat.

Des impacts déjà visibles

A l’occasion de ce Sommet, l’ONG Germanwatch a publié le 25 Janvier 2021 son indice mondial des risques climatiques, comme chaque année. Sans surprise, selon les pays à faible revenu qui paient le plus gros tribu face au changement climatique.

Le rapport a recensé 11000 phénomènes météorologiques qui ont coûté la vie à environ 500 000 personnes entre 2000 et 2019 pour un coût de 2,560 milliards de dollars.

Puerto Rico, le Myanmar, Haïti, le Zimbabwe ou encore les Philippines ont été les pays les plus touchés. Toujours selon ce rapport, les pays pauvres sont les premiers victimes par manque de moyens et d’infrastructures, alors même qu’ils ne sont pas responsables de ce dérèglement climatique.

C’est la raison pour laquelle le chef de l’ONU, António Guterres a lancé un appel pour augmenter les financements pour l’adaptation et la résilience des pays vulnérables. “L’adaptation ne peut être la moitié négligée de l’équation climatique”, a-t-il ajouté.

Les dégâts causés par le passage de l’ouragan Matthew en Haïti en Octobre 2016

Des appels à l’action en faveur du climat

Lors de son discours, António Guterres a demandé que 50% des financements climatiques fournis par les pays donateurs et les banques multilatérales de développement soient dédiés à l’adaptation et à la résilience des pays en développement.

Il a aussi tenu à rappeler aux pays développés leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015. Ces derniers avaient promis un investissement de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres mais les objectifs sont encore loin d’être atteints.

M.Guterres a également appelé les pays riches à faciliter l’accès aux financements pour les pays pauvres et à étendre les initiatives pour alléger leurs dettes avec par exemple, des échanges dette contre adaptation. Pour finir, il a demandé à soutenir les initiatives régionales d’adaptation et de résilience.

Par ailleurs, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé lors de ce sommet, le lancement du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (PAAA). Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a déclaré que la BAD s’engageait à verser 25 milliards de dollars pour le financement climatique avec au moins la moitié (soit 12,5 milliards de dollars) dédiée à l’adaptation et la résilience au changement climatique des pays d’Afrique.

Des appels à l’action, beaucoup d’engagements, reste maintenant ce nouvel élan jusqu’à la COP 26, la prochaine conférence des Nations Unies sur le climat prévue en Novembre à Glasgow, au Royaume-Uni.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.