Djibouti, future ville propre et éco-responsable ?

C’est un fait, la ville de demain va de pair avec le développement durable. Pourquoi ? Parce que nos modes de vie actuels sont responsables de la dégradation de notre environnement. Il devient alors nécessaire de prendre en compte l’aspect environnemental dans le développement de nos sociétés. Le concept de “ville durable et écoresponsable” devient alors indispensable pour faire face aux défis environnementaux. Comment Djibouti-ville pourrait-t elle devenir une ville éco-responsable où il faut bon vivre ? Quels efforts devraient être faits pour réussir la transition écologique et sociale?

Moins de déchets

Mettre à disposition des foyers modestes des bacs à ordure. Cela facilitera le travail de collecte des déchets solides dans les quartiers de la ville ;

Pourquoi ne pas mettre en place un système de compostage des déchets de cuisine récupérés dans les ménage d’un même quartier? Le compost crée servirait aux jardins et à l’agriculture urbaine pour la production d’aliments bio.

Il faudrait accompagner ces mesures par une politique publique plus offensive qui responsabilise chaque citoyen. Abandonner ses déchets dans la rue ou ne pas respecter les règles de collecte définies par la mairie devrait être puni d’une amende pénale. Aux grands maux, les grands remèdes.

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Un bac de compostage des déchets de cuisine

Plus de nature en ville !

En matière d’écologie, les villes les plus célèbres comme Oslo ou Copenhague se démarquent par la mise en valeur de plus d’espaces verts dans tous les quartiers. A Djibouti aussi, la ville devrait engagée une démarche environnementale forte en augmentant le nombre d’arbres plantés et d’espaces verts.

Plus de parcs dans les quartiers, plus de jardins publics dans la ville, plus d’arbre, l’idée étant de rendre les villes plus agréables avec des espaces communautaires où les enfants peuvent jouer et les habitants peuvent se retrouver.

Par ailleurs, il est important d’y intégrer des espaces verts. En effet, l’utilisation intempestive des climatiseurs, le béton, la concentration des activités et le manque de végétation créent des îlots de chaleur urbaine autour des habitations. La ville devient alors un véritable four, invivable pour ses habitants, surtout pendant les périodes de canicule qui se multiplient ces dernières années avec le réchauffement climatique.

En plus de produire de l’oxygène, d’absorber le CO2 et de filtrer les polluants présents, les arbres régulent la température et jouent également un rôle de climatiseur naturel.  Ils peuvent en effet rafraîchir l’air ambiant de 2° à 8°C selon la quantité et leur placement.

D’après une étude de l’ADEME ( Agence française de l’environnement et de la Maitrise de l’énergie), “un arbre mature au sein d’une plantation d’arbres peut évapore jusqu’à 450 litres d’eau par jour, ce qui rafraîchit autant que cinq climatiseurs fonctionnant 20 heures par jour“.

Intégrer la verdure serait ainsi une solution pour lutter contre la chaleur et ramener un peu de fraicheur dans la ville. Il faudrait sensibiliser et encourager les constructeurs et principalement les habitants à laisser des espaces entre les bâtiments pour y implanter des espaces verts. Les arbres et la végétation ont définitivement leur place à Djibouti-ville.

Une ville éco-responsable, des citoyens éco-responsables

Etre éco-responsable est une initiative d’abord personnelle qui vise à réduire son impact environnemental avec la conviction que chaque geste peut faire une différence. L’éco-citoyenneté se traduit par une multitudes d’actions simples et faciles qui en commun, peuvent avoir un impact important pour le pays.

Il est indispensable d’impliquer les citoyens à Djibouti dans une démarche éco-responsable. C’est le moyen d’intégrer les préoccupations environnementales au cœur des foyers mais aussi de les aider à mettre en œuvre les bonnes pratiques éco-responsables chez soi, au bureau et partout dans la ville de Djibouti. Eteindre la lumière en quittant une pièce, augmenter la température du climatiseur, débrancher les appareils une fois chargés, jeter ses déchets dans la poubelle, réduire son utilisation du plastiques….il suffit souvent de gestes écologiques simples, de nouvelles habitudes, qui répétés, feront des économies de ressources naturelles et de dépenses familiales.

Créer un bureau dédié à l’environnement dans chaque quartier. Sous la direction des chefs de quartiers, sa mission serait de sensibiliser avec pédagogie, d’accompagner les habitants à devenir éco-responsable à Djibouti ;

Encourager l’agriculture locale et le commerce solidaire par la création d’ un supermarché de produits djiboutiens bio. Un énorme coup de pouce pour les agriculteurs du pays!

Créer des jardins communautaires entretenus par les habitants pour les sensibiliser au travail de la terre.

Un jardin communautaire en ville

L’éducation au développement durable

L’éducation au développement durable encourage les élèves à devenir acteurs eux-mêmes de la transition écologique en adoptant des comportements éco-responsables. Elle les sensibilise aux enjeux socio-environnementaux et les pousse à réfléchir à des solutions pour améliorer le monde de demain. Les thèmes peuvent multiples : déchets, énergie, eau, biodiversité ou alimentation.

La sensibilisation aux gestes éco-responsables mériterait une plus grande place dans les programmes d’enseignements des écoles primaire, des collèges et des lycées.

Former les enseignants et les personnels en mettant à leurs dispositions des supports pédagogiques ;

Soutenir les projets écolos des établissements scolaires (ateliers, journées à thèmes, opérations de nettoyage, visites de périmètre agricole ) ;

Installation des potagers dans les écoles pour initier les enfants à la gestion de l’eau et à la production/consommation de légumes et fruits bio. L’école de Nagad a déjà réussi un projet similaire avec un magnifique jardin scolaire où poussent une variété de légumes. Il serait intéressant d’étendre la démarche à d’autres établissements.

On se rend compte qu’il n’existe pas une seule méthode pour faire de Djibouti une ville éco-responsable mais une multitude solutions qu’il faut savoir manier.

Il faut adapter les mesures au besoin de chaque territoire et surtout permette aux citoyens de s’approprier les projets pour un changement durable et efficace.

2 réflexions sur “Djibouti, future ville propre et éco-responsable ?”

  1. Dahab ! Tres bon article.
    Je pense qu il est nécessaire d’engager une discussion avec la mairie, les Communes et surtout à l assemblée nationale.
    Bravo Amina !

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